Droit de vote des étrangers : La France a besoin de concorde, la droite ne veut que la discorde
Ce jeudi 8 décembre, le Sénat examine une proposition de loi autorisant les étrangers extra-communautaires à voter lors des scrutins municipaux. La majorité du Sénat étant à gauche, le texte devrait être adopté.
Pour Karima Delli, députée européenne Europe Ecologie-Les Verts, « au delà du symbole d’ouverture, cette proposition de loi doit être adoptée car elle relève de l’égalité de traitement entre les individus. Un étranger qui vit en France, travaille en France, paye ses impôts, utilise les services publics de notre pays doit pouvoir s’exprimer par les urnes et entrer pleinement dans la citoyenneté dont le vote est l’expression.
De nombreux pays européens appliquent déjà cette règle pour les scrutins locaux. La France est donc en retard. Il est temps que notre pays se mette en accord avec son histoire et applique les recommandations du Conseil de l’Europe. Les écologistes défendent depuis de nombreuses années cette proposition, symbole d’une société de concorde et d’unité. Avec le basculement du Sénat, notre pays bénéficie d’une chance historique d’écrire une nouvelle page de l’égalité des droits.
Malheureusement, le président de la République, oublieux de ses déclarations antécédentes sur le sujet, vient de faire volte face pour des raisons bassement électoralistes. Le parti présidentiel est en effet à la manœuvre pour séduire les électeurs du Front national, en agitant le spectre de nombreuses communes ou les maires deviendraient des étrangers… c’est un dangereux mensonge, au service d’une funeste politique : comme d’habitude la droite fait erreur en choisissant d’aggraver les divisions entre les habitants de notre pays. »








