Vote sur le permis unique : un texte mi-figue, mi-raisin
Le Parlement européen a voté ce jeudi le principe de la création d’un permis unique de travail et de résidence pour les ressortissants de pays tiers dans un Etat Membre. Cette procédure prévoit un ensemble de droits communs pour ces travailleurs, notamment concernant les conditions de travail (temps de travail, congés…).
Le texte pose notamment le principe du remboursement des cotisations-retraite déjà versées par les travailleurs qui quittent l’Union européenne, puisqu’ils seront de toute façon dans l’impossibilité de toucher leurs droits à la retraite.
D’un point de vue social, ce texte reste problématique, puisqu’il conforte le principe du « pays d’origine » pour certaines catégories de travailleurs principe qui avait été combattu par la gauche européenne à l’époque de la fameuse directive Bolkestein. Ce principe crée en quelque sorte un marché du travail à deux vitesses selon l’origine des travailleurs et participe à une forme de dumping social.
Pour Karima Delli, députée européenne membre de la Commission de l’Emploi et des Affaires sociales,
« On touche là à une contradiction de l’Europe sociale : veut-on réellement protéger le modèle social européen, et doit-il exclure les travailleurs non-européens, ou bien doit-il avoir une visée universaliste, et cesser de discriminer des travailleurs en leur donnant des droits différents ? »
Ce texte ne répond pas encore à cette question fondamentale, et c’est pourquoi j’ai décidé de m’abstenir sur ce texte, malgré certains aspects positifs.









madame,
je voulais simplement vous demander plus d’information surtout en ce qui conçerne la libre circulation des immigrès dans l’UE, en d’autre terme est-ce que moi travailleurs etranger residant aujourd’hui en italie ,demain j’aurais la possibilitè d’aller chercher un emploi en france ou en espagne apr exemple,
merci d’avance
Tout dépend si vous êtes citoyen européen ou non. Pour les européens, la libre circulation des travailleurs est bien sûr garantie entre les Etats membres de l’espace Schengen. En ce qui concerne les travailleurs migrants non-européens, s’ils bénéficient de cette procédure du permis unique, cela ne leur permet pas de circuler d’un Etat à l’autre. Cette nouvelle procédure se contente donc de simplifier les règles tant pour les migrants que pour les employeurs. Ainsi, la décision d’accueillir un travailleur non-européen sur le territoire d’un Etat membre reste une décision entièrement nationale.