Manifestation pour la sauvegarde des retraites :
Karima Delli, eurodéputée Europe Ecologie, a participé, ce jeudi 27 mai 2010, à la manifestation à Paris, à l’appel de six syndicats, pour la sauvegarde de la retraite à 60 ans. Elle y a distribué des tracts d’Europe Ecologie aux côtes d’autres élus et militants écologistes, dont Jean Desessard, sénateur de Paris (les Verts) et Julien Bayou (conseiller régional Ile de France Europe Ecologie).
Malgré une pluie battante, la manifestation a rassemblé entre 20 000 (selon la police) et 90 000 (selon les syndicats) manifestants dans les rues de Paris. Sur l’ensemble de l’hexagone, entre 395 000 (selon le Ministère de l’Intérieur) et 1 million (selon les syndicats) de personnes ont pris part aux défilés pour exiger le maintien à 60 ans de l’âge légal de départ à la retraite et une autre voie pour assurer le financement des retraites (élargissement du taux de cotisation, participation à l’effort accrue des revenus du capital, etc.).
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Texte du tract d’Europe Ecologie ci-dessous:
La réforme des retraites portée par le gouvernement n’est pas une réforme, c’est la répétition aggravée de politiques qui ont échoué. Depuis plus de trente ans, c’est la même logique économique qui s’applique, nourrie de toujours plus de dérégulations et de précarité, de recul des droits collectifs et de mise en concurrence des salariés et des générations. En lançant l’hypothèse d’un report de l’âge légal de 60 ans, le gouvernement confirme qu’il entend mettre en œuvre les choix les plus punitifs pour les salariés.
Reporter l’âge de départ à la retraite n’a pas de sens lorsque ne sont ni résolues, ni même abordées, les difficultés d’insertion des jeunes dans l’emploi, le faible taux d’activité des seniors et la pénibilité du travail, qui justifie des départs anticipés. Le financement des retraites ne peut par ailleurs pas reposer, si des efforts sont à faire sur les seuls salariés : l’ensemble des revenus doit être mobilisé.
S’il faut s’interroger sur le financement futur des retraites, le raccourci simpliste (« Si on vit plus longtemps, il faut travailler plus longtemps ! ») n’est pas une solution, c’est une punition !
Pour Europe écologie, toute solution durable et soutenable par tous, salariés et retraités, passe d’abord par la réduction du chômage, donc l’augmentation du nombre de cotisants, et par la contribution de l’ensemble des revenus, du travail et du capital, au financement de la solidarité et de la protection sociales. C’est cette mobilisation équitable des ressources qui pourra conforter les retraites par répartition, seul choix qui peut garantir l’égalité de tous dans un monde qui va connaître très vite des changements majeurs, provoqués par l’épuisement d’un modèle économique qui marche sur la tête.
Au delà, c’est le travail qu’il faut changer, et la place qu’il occupe dans les différents âges de la vie. Les solutions d’avenir, ce n’est pas de décréter les mêmes obligations pour tous, mais de tenir compte de la diversité des situations réelles de travail, des besoins et des aspirations de chacun.
Avec les écologistes, pour une réforme durable des retraites et de l’emploi !
En matière de Lutte contre le chômage, il n’y a aucune fatalité : Avec un partage du travail négocié, stable et sécurisé, la France pourrait compter 700 000 chômeurs et chômeuses de moins.
En finir avec le mythe de la croissance miraculeuse
« Nous pouvons retrouver 2,5 % de croissance » affirment en chœur François Fillon et la majeure partie de ceux qui se sont succédé au pouvoir depuis les années 70. Est-ce bien sérieux ? Cela fait 30 ans qu’ils nous promettent le retour de la croissance, mais elle ne reviendra pas, du moins pas comme avant. Il faut relocaliser notre économie, créer des nouveaux emplois durables, respectueux de l’environnement et de la planète, qui correspondent aux nouveaux besoins de solidarité. Créer plus d’emplois en gaspillant moins, c’est possible : par la transformation écologique de l’économie.
… vive les nouveaux emplois non délocalisables !
En investissant massivement : – dans le logement, en particulier dans les économies d’énergie (ce qui ferait baisser les dépenses de chauffage) ; – dans les transports en commun et les modes de circulation douce ; – dans l’aide aux entreprises de l’économie solidaire, les TPE,l’artisanat et les réseaux de PME.
En favorisant une agriculture paysanne de circuits courts, moins polluante, donc économe en énergie mais riche en emplois non délocalisables.
En formant les employé-e-s et technicien-ne-s spécialisé-e-s dans les industries polluantes à de nouvelles technologies et activités non polluantes.
En développant les services publics utiles à la petite enfance et aux personnes âgées.
Des centaines de milliers d’emplois peuvent être créés.
Des états généraux de l’emploi et de l’écologie
Vu la gravité de la crise, nous ne prétendons pas, seul-e-s, avoir toutes les solutions. Voilà pourquoi Europe Ecologie va organiser des Etats généraux de l’emploi : tous les acteurs environnementaux et sociaux, les syndicats, les associations de chômeurs, les universitaires et toutes celles et ceux qui ont des idées pour combattre le chômage et la précarité sont invité-e-s.
Donnons-nous 6 mois pour travailler ensemble et tout mettre sur la table avec en tête un double objectif mobilisateur : diviser par 2 le chômage et la précarité tout en divisant par 2 notre production de gaz à effet de serre.
Vous êtes toutes et tous les bienvenu-es. Toutes celles et ceux qui ont des propositions à faire contre le chômage et la précarité peuvent participer au débat. C’est tous ensemble que nous allons construire un nouveau pacte social. C’est tous ensemble que nous allons construire une alternative.
Pour envoyer vos propositions, pour connaître la date des premiers débats dans votre région, rejoignez-nous sur www.EtatsGenerauxEmploiEcologie.net
www.europe-ecologie.fr / www.lesverts.fr
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