How coherent are you in your politics? Enhancing policy coherence for development
Conference: How coherent are you in your politics? Enhancing policy coherence for development:
Conférence organisée par Ska Keller, eurodéputée Verte allemande, le mardi 11 mai 2010, de 10h à 12h30, salle ASP 1G3, dans laquelle Karima modérait le second panel:
Présentation de la conférence:
« La cohérence dans la politique pour le Développement signifie s’assurer qu’aucune autre politique ne va contre les objectifs des politiques pour le développement, dont le but ultime est tout de même l’éradication totale de la pauvreté.
Cependant, beaucoup de mesures politiques de l’Union européenne dans d’autres domaines contredisent vraiment cet objectif, le plus criant étant dans le secteur du commerce et de l’agriculture, mais existant également dans un tas d’autres domaines politiques.
La conférence d’aujourd’hui vise à mettre en lumière quelques cas d’incohérences et à proposer des solutions, avec les membres des différents groupes politiques et commissions afin de s’assurer que le développement soit au coeur de tous les travaux des commissions. »
Présentation du deuxième panel:
« Un exemple d’incohérence: les droits de la propriété intellectuelle et l’accès aux médicaments »:
Avec la participation de:
-Sophie Bloemen (photo), de Health Action International: HAS est une organisation basée à Amsterdam et présente en Afrique, en Asie, en Amérique Latine et en Europe. Elle est reconnue pour son expertise en matière de politiques sur les médicaments et son indépendance. C’est un réseau mondial de plus de 200 membres incluant des ONG, des fournisseurs de services médicaux, des universitaires, des médias et des individus dans plus de 70 pays.
Et de:
-Marianne Gumaelius (photo, à droite de Karima): chef de l’Unité droits de la propriété intellectuelle de la DG Trade à la Commission européenne.
Modération Karima Delli:
Introduction:
« Bonjour à toutes et à tous et merci d’être là ce matin.
Au départ cela semble partir d’une intention louable: protéger la création du pillage et de la contrefaçon par le renforcement des droits de la propriété intellectuelle à l’échelle internationale.
Ainsi de nouveaux standards de protection de la propriété intellectuelle se développent par le biais d’accords de libre échange bilatéraux ou régionaux, de même que dans le cadre des négociations ADPIC de l’OMC et aujourd’hui les négociations autour du très controversé ACTA.
Mais la prolifération de ces accords risque de s’avérer lourde de conséquences dans le domaine de la santé, notamment pour tout ce qui touche l’accès aux médicaments.
Un exemple: l’Inde fabrique depuis les années 70 des médicaments génériques à bas coût, principalement à destination des pays en voie de développement. Les génériques indiens ont permis par exemple de soigner et de sauver des milliers de malades du SIDA en Afrique. Or un accord de libre-échange négocié actuellement entre l’UE et l’Inde pourrait remettre cela en cause, en allongeant notamment les droits de la propriété industrielle ou en incluant une notion d’ »exclusivité des données », contraignant les fabricants de génériques à de longs et coûteux essais. Cela protégerait les grands laboratoires pharmaceutiques au détriment des producteurs de génériques à bas coût et surtout au détriment des malades n’ayant pas les moyens de se soigner.
Droit de la propriété contre droit à la santé pour tous: nous sommes là au cœur du sujet sur les incohérences des politiques de l’UE.
Pour débattre de cet exemple d’incohérence entre droits de la propriété intellectuelle et accès aux médicaments, nous accueillons pour ce second panel Sophie Bloemen, de Health Action International, et Marianne Gumaelius, chef de l’Unité droits de la propriété intellectuelle de la DG Trade à la Commission européenne. »
Copyright photos: Benjamin Joyeux











