Table ronde des écolos autour de la pollution des territoires
L’eurodéputée Karima Delli était à Halluin pour un débat sur le thème de la pollution. Parmi les militants, des canditats aux régionales : l’Halluinois Hamza El Kostiti et la Linselloise Donatienne Galliot.
DOMINIQUE SALOMEZ > halluin@nordeclair.fr
Ambiance intimiste hier au restaurant l’Asian Break. Les sympathisants du mouvement Europe Écologie du Nord – Pas-de-Calais s’étaient réunis pour une rencontre sur le thème : Pollution sans frontière, comment reconquérir nos territoires. Autour de la table basse notamment l’eurodéputée Karima Delli, Hama El Kostiti, élu halluinois et candidat à la 42e position sur la liste Europe Écologie et Donatienne Galliot, élue de l’opposition linselloise et candidate à la 47e place sur la liste menée par Jean-François Caron.
Si les animateurs de la rencontre ne se voulaient pas catastrophistes, l’entrée en matière de la députée européenne n’en était pas moins alarmante : « La pollution est partout. À l’extérieur, dans nos maisons, dans ce que nous mangeons. Dans le cordon ombilical d’un bébé, on relève 450 substances chimiques ».
Constat accablant
Avec en ligne de mire les prochaines élections, les élus écologistes du secteur ont rappelé le constat accablant de la région. « Le Nord – Pas-de-Calais est la région où le sol est le plus pollué », a souligné Bernard Despierre, adjoint au maire de Tourcoing et membre de la commission friches industrielles et sols pollués à la communauté urbaine de Lille.
Dans le secteur de la vallée de la Lys, comme de nombreux territoires en France, la pollution aux PCB (polychorobiphényles) inquiète, tout comme la concentration en dioxines. Dès lors quel recours ? Quels ont les moyens à mettre en oeuvre ?
Pour Bernard Despierre, la phytoremédiation (voir encadré) constitue un moyen intéressant pour revaloriser les sols pollués.
« Il ne faut pas nous dire qu’on peut continuer à cultiver normalement dans le secteur. Malheureusement, ce n’est pas possible » a répondu Dominique Willemyns représentante Nord Nature à la CLIS (Commission Locale d’Information) du CVE et présidente de l’association Claire . Et à la militant de s’interroger sur le devenir des plantes utilisées pour la phytoremédiation. « Nous avons maintenant des techniques pour que les plantes utilisées ne soient pas polluantes à leur tour », a souligné Daniel Compère, élu mouvallois et prétendant à la 38e position sur la liste écologiste.
« Oui, le Grenelle de l’environnement, il y a deux ans, a jeté des grands principes, souligne l’eurodéputée, depuis toujours les écologistes ont dit des choses qui se sont révélées vraies. On a trop perdu de temps ». Une phrase qui appelle aux urnes les 14 et 21 mars prochains.
























