Logement : Quand le gouvernement détruit les logements étudiants.
Il semble bien que la jeunesse ne soit pas la première préoccupation du gouvernement : loin de s’occuper de l’avenir des jeunes, le gouvernement préfère le détruire. C’est ce qui se passe à 15 minutes de Paris à la Cité Universitaire Jean Zay d’Antony. Après avoir annoncé la destruction de 550 chambres étudiants Crous, le patron du département, Patrick Devedjian, qui considère la Cité U comme un « kyste » qu’il est nécessaire de retirer, élève son effort à 800 chambres à détruire.
On en est presque à applaudir la performance.
Cette cité U est la plus grande d’Europe, dans laquelle on peut se loger pour un prix raisonnable : on y trouve des chambres de 10m² pour moins de 200euros alors que le marché du logement parisien propose des 9m² à 500 euros avec toilette sur le palier.
Patrick Devedjian promet la « restructuration » du logement étudiant dans son département, avec un objectif de six logements construits pour cinq détruits.
Dans la période actuelle de crise de logement étudiant, il est inadmissible que l’on détruise. Il faut rénover les logements existants et en construire de nouveaux. Selon un rapport de 2008 rédigé par le député UMP de Saône-et-Loire Jean-Paul Anciaux, la région comptait 17.041 logements « Crous » en septembre 2007 (hors parc privé), pour 580.485 étudiants. Soit 97% des étudiants franciliens sont obligés d’aller sur le marché du logement privé et d’accepter ces « Estudines » à 800 euros que veut développer le ministre de la relance. Il est encore plus inadmissible que les logements « promis », puisqu’il s’agit de promesse sans réelles engagements, ne soit pas sociaux.
C’est lamentable de se débarrasser des étudiants pauvres, et des étrangers puisque cette cité U accueille un grand nombre d’étudiants européens et internationaux.
Le gouvernement doit répondre à la crise du logement qui touche la jeunesse en construisant massivement, et non en détruisant, des logements sociaux pour étudiants, et jeunes actifs








