Ils ne sont pas là que pour parler politique
Du NPA à l’UMP, ils sont venus, ils sont tous là. Pour rien au monde, les partis politiques ne manqueraient le rendez-vous de la Braderie. Mais les enjeux ne sont pas toujours ceux que l’on croit.
C’est Christian Decocq, redevenu le leader de la droite lilloise, qui balance : les Verts ne seraient pas venus manger les moules-frites du stand socialiste. De l’eau dans le gaz au sein de la majorité ? En pleine forme, Christian Decocq offre bien volontiers un verre de sangria aux membres de la délégation socialiste venue pour une visite de courtoisie au stand d’Union pour Lille. On plaisante, on se tape dans le dos, on se chambre gentiment : c’est la trêve de Braderie. « Elle n’est pas empoisonnée ta sangria ? » s’inquiète tout de même le tout nouvel adhérent PS Walid Hanna…
Même si aucun parti ne prendrait le risque de rater le rendez-vous, ce n’est pas ce week-end que les prochaines élections vont se jouer. « Les gens viennent d’abord pour la Braderie », constate l’élue UPL Isabelle Mahieu. Ils ne profitent même pas de l’occasion pour faire leurs doléances aux partis de la majorité présidentielle. Ce qu’a surtout dû expliquer Brigitte Mauroy hier matin en tractant, c’est ce que signifie Gauche moderne…
Chez les Verts cependant, on prend les choses très au sérieux. Conférence de presse avec un secrétaire national adjoint, Jean-Vincent Placé, et la jeune eurodéputée originaire de Tourcoing, Karima Delli, pour faire sentir qu’ils sont dans les starting-blocks : « Nous sommes prêts à diriger la région Nord – Pas-de-Calais », annonce Jean-Vincent Placé. À leur stand, assurent-ils, peu de bradeux sont venus les taquiner avec la taxe carbone.
Par contre, « la question sur les suites d’Europe Écologie revient souvent », confie Céline Scavennec, la secrétaire régionale.
Au PS aussi, on parle de l’avenir. Et à en croire Patrick Vasseur, de la section des Bois-Blancs, ou Henri Roux, de Wazemmes, l’horizon s’est éclairci.
« Tout ça reste à affiner, mais il y a un avant et un après la Rochelle… » Au MoDem justement, on est en pleine université d’été. Quel sera le jeu des alliances ? « Il y beaucoup d’interrogations sur le positionnement du MoDem, admet Thibaut Lanoy, secrétaire de la section locale de Lille. On est à un moment un peu charnière. » On en saura plus lundi, quand la Braderie sera finie. Ce qu’on peut dire – et ça on ne le tient pas de Christian Decocq -, c’est que le MoDem n’a pas offert un de ses gâteaux à la délégation PS.








